07.09.2008
ma Lorraine
de fer et de feu
de feu et de fer
de se livrer peu
de dure a la peine
la Lorraine
de givre et de gel
de gel et de givre
de hêtre et de sel
de malaise a vivre
mais âpre à la haine
la Lorraine
de seuls mais d'ensemble
d'ensemble mais seuls
à sac et à cendre
couvrant ses cercueils
frustre souterraine
la Lorraine
de profondes rage taciturnes née
silence et courage
loyale obstinée
au cri des sirènes
la Lorraine
de lait et de lard
de rude a l'effort
de neige et brouillard
d'un serieux de mort
fièvreuse et sereine
la Lorraine
chardons sous chardons
de prudent accueil
chardon sur chardon
de secret orgueil
de scories de graines
la Lorraine
de seve de reve
de mines de vaches
de rêves de seves
farouche
à la tache
austere terrienne
la Lorraine
de suie de fumée
de fumées de suies
aux guerres écumées
d'âtre dans la nuit
de sang noir aux veines
la Lorraine
d'arbres de labeurs
nocturnes sévére
de fer et de chênes
telle s'avére ma Lorraine au coeur
bernard lorraine 1983
13:32 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.09.2008
automne malade poesie apollinaire
automne malade et adoré
tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
quand il aura neigé dans les vergers
pauvre automne
meurs en blancheur et en richesse
de neige et de fruits mûrs
au fond du ciel
des eperviers planent
sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
qui n'ont jamais aimé
aux lisieres lointaines
les cerfs ont bramé
et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
les fruits tombants sans qu'on les cueille
le vent et la foret qui pleurent
toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
les feuilles
qu'on foule
un train
qui roule
la vie s'ecoule
guy appolinaire
18:17 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : florange moslle57
09.03.2008
POEME DE DJALAL UD DIN RUMI
D ABORD TU FUS MINERAL
PUIS TU DEVINS PLANTE
ENSUITE TU ES DEVENU ANIMAL
COMMENT L IGNORAIS TU ?
PUIS TU DEVINS HOMME
QUAND TU AURAS TRANSCENDE LA CONDITION
D HOMME TU DEVIENDRAS
SANS NUL DOUTE UN ANGE
DEPASSE MEME LA CONDITION ANGELIQUE
PENETRE DANS L OCEAN
AFIN QUE DE GOUTTE D EAU
TU PUISSE DEVENIR
UNE MER
DJALAL UD DIN RUMI
11:34 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : florange moslle57
14.12.2006
TOI ET MOI
ON AIME D ABORD PAR HASARD
PAR JEU PAR CURIOSITE
POUR AVOIR DANS UN REGARD
LU DES POSSIBILITES
ET PUIS COMME AU FOND SOI MEME
ON S AIME BEAUCOUP
SI QUELQU UN VOUS AIMES ON L AIME
PAR CONFORMITE PAR GOUT
ON SE REND GRACE ON S INVITE
A PARTAGER SES MOINDRES MAUX
ON PREND L HABITUDE VITE
D ECHANGER DE PETITS MOTS
QUAND ON A LONGTEMPS DIT LES MEMES
ON LES REDIT SANS Y PENSER
ET ALORS MON DIEU L ON AIME
PARCE QU ON A COMMENCER
18:04 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

